mercredi, 18 avril 2007
Royal s'engage à soumettre toutes les dépenses de l'Elysée au Parlement: propositions de réforme
Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est engagée mardi, si elle est élue, à ce que la présidence de la République devienne "économe" des deniers publics et "transparente", détaillant cinq décisions qu'elle prendrait.
Dans une déclaration à la presse à son QG de campagne, Ségolène Royal a annoncé que le budget de l'Elysée serait désormais soumis "au débat parlementaire, dans le cadre de la loi de finances, dans la totalité et la précision des dépenses", au nom de la transparence.
Le budget de l'Elysée fera l'objet d'un "contrôle de la Cour des comptes".
En outre, "toutes les dépenses à caractère privé (déplacements, vacances, prise en charge de la famille ou des amis) seront désormais interdites à la présidence de la République comme à tous les ministres". "Il n'y aura plus de ministre logé, nourri, blanchi aux frais du contribuable dans les ministères", a-t-elle prévenu.
Quatrième mesure, Ségolène Royal s'est fixé pour "objectif de réduire de moitié les frais de réception" de la présidence, ce qui n'empêchera pas de pouvoir "incarner la grandeur de la France".
Enfin, a-t-elle annoncé, "une commission va évaluer l'inventaire des propriétés publiques qui dépendent de l'Elysée et des ministères, fera la clarté sur le coût de l'entretien de l'ensemble de ces propriétés et proposera l'ouverture au public de tous les parcs et jardins" qui en dépendent.
"La présidence de la République doit devenir économe et transparente. Un euro dépensé sera un euro utile", a affirmé la candidate du PS, critiquant "une profonde opacité" des comptes de la présidence de la République. Selon elle, "il faut mettre fin à cette dérive monarchique qui consiste à faire croire qu'un chef de l'Etat peut dépenser l'argent public sans contrôle et sans limite".
Mme Royal a fait valoir que "de 1995 à 2006, le budget de la présidence a augmenté de 798%".
La candidate socialiste, s'appuyant sur les travaux du député socialiste René Dosière pour faire la vérité sur le budget de l'Elysée, a expliqué que ces mesures faisaient partie de sa conception "d'un Etat impartial, républicain, citoyen, transparent, qui donne l'exemple". Mme Royal a indiqué qu'elle comptait revenir dans les jours à venir sur l'application concrète de cet "Etat impartial" qu'elle avait développée la veille dans un meeting à Nantes.
13:27 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, royal, présidente, propositions, élysée, réforme
Royal défend le "prolétariat" féminin des grandes surfaces
18.04.07 | 12h24Lors d'une brève déclaration à la presse avant une visite dans le XIIIe arrondissement de la capitale, la candidate socialiste a expliqué qu'elle entendait instaurer "un rapport de force" avec la grande distribution.
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"Une société ne peut pas accepter la fatalité de la réduction des emplois due au progrès technologique, (qui doit) être saisi comme une chance pour créer de nouveaux métiers, de nouvelles formations, de nouveaux emplois", a-t-elle déclaré devant les caméras.
"Lorsqu'on fait autant de bénéfices, on ne doit pas supprimer de l'emploi mais en créer", a-t-elle ajouté, soulignant que "70% des travailleurs pauvres sont des femmes".
"Le salariat féminin c'est le prolétariat d'aujourd'hui", a-t-elle dit.
12:35 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, royal, salariés, grandes, surfaces, emploi
mardi, 17 avril 2007
Ségolène Royal s'engage pour la défense des libertés publiques
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Parmi les réformes envisagées, la candidate, qui dit "refuser la sournoise mise sous tutelle de la justice qui se profile à coups de nominations de circonstances", promet de restructurer le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). "Les juges, écrit-elle, doivent remplir la mission de gardiens de la liberté que leur Constitution leur assigne". Elle annonce, sans détailler, "le renforcement des moyens" des services de police et de justice, notamment pour lutter contre le terrorisme. Mais, précise Mme Royal, "la France ne doit jamais céder sur les principes en allant dans le sens de lois d'exception et de dérogation aux fondements de notre droit". Renforcement des moyens, aussi, pour la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) - une instance de recours et de contrôle créée en 2000 par le gouvernement Jospin pour les personnes qui travaillent dans le domaine de la sécurité.
Mme Royal n'oublie pas les médias. Les membres du Conseil supérieur de l'audivisuel (CSA) seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5es. "Je proposerai au Parlement de renforcer les pouvoirs des sociétés de rédacteurs", affirme-t-elle par ailleurs en citant dans son texte "le droit d'opposition à la nomination du directeur de la rédaction, la représentation de droit au conseil d'administration et au conseil de surveillance, la consultation sur les codes de déontologie". La candidate, "veillera" également à donner les "moyens" à la presse quotidienne régionale de "résister à la concentration" - des mesures qu'elle compte étendre aux entreprises "dont l'activité dépend des grands marchés de l'Etat".
Les libertés, Mme Royal, les étend au travail, à l'école, à la sécurité, mais avec "responsabilité". "Je veux la liberté pour tous, souligne-t-elle, j'entend en être la garante, mais je ne conçois pas qu'un individu s'arroge des droits sans accepter les devoirs."
Isabelle Mandraud | Article paru dans l'édition du 17.04.07.
00:05 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, royal, libertés, publiques, propositions, pacte
lundi, 16 avril 2007
"Les Français ne regretteront pas leur audace"
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Ségolène Royal est confiante en cette fin de campagne. "Le temps des femmes est venu pour remettre debout la maison France", affirme-t-elle. Elle répond à Rocard qui propose une alliance avec François Bayrou. Mais se refuse à dire qui pourrait faire partie du gouvernement qu'elle constituerait si elle était élue.
Comment jugez-vous cette fin de campagne ?
Passionnante. J'avance sereinement et fermement sur ma route pour convaincre les électeurs car je suis avec eux, habitée d'un sentiment de gravité face à l'importance du choix, et portée par un immense espoir pour mon pays. Je fais tout pour qu'à la face du monde, la France fasse le choix de l'avenir meilleur, pour la France présidente et pour la femme qui l'incarne.
Que pensez-vous de l'appel de Michel Rocard ?
Il a le mérite de la constance. Depuis des années il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes. Je crois, moi, à la force des idées qui entraînent et font se lever les espoirs populaires que je vois dans toute la France. J'espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n'en faut! Aujourd'hui, mon choix c'est d'aller à l'essentiel: faire entendre à l'ensemble des électeurs les valeurs pour que la France se relève, afin qu'ils aient un vrai choix pour permettre à notre pays de reprendre la main. En particulier choisir le changement sans brutalité et vouloir une France où les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs boursières.
Quels sujets aimeriez-vous imposer dans cette dernière ligne droite ?
Il me semble qu'aujourd'hui les Français ont bien saisi les personnalités des candidats et peuvent se faire une idée précise de la manière dont ils exerceraient le pouvoir... Quant au clivage entre mon projet et celui de la droite, il est clair. D'un côté, une société dans laquelle les Français seraient dressés les uns contre les autres, où régnerait le "chacun pour soi", une société du déterminisme, de la violence et de l'autoritarisme. De l'autre, une France apaisée, qui se rassemble autour de valeurs communes -travail, solidarité, esprit d'initiative-, une France du plein-emploi qui reprend confiance en sa jeunesse et qui garantit aux personnes âgées les sécurités auxquelles elles ont droit, qui croit à nouveau en sa capacité à produire de la richesse et à la redistribuer de manière équitable, une France, enfin, dont les dirigeants sont à l'écoute du peuple et non au service de groupes de pression.
"Le pacte présidentiel est le contraire de l'improvisation"
Certains regrettent que vous ayez peu porté les sujets de gauche tels que le social, l'emploi, etc.
Je n'ai fait que cela depuis des mois, sans écarter les autres sujets comme l'Europe, l'international et la défense! Le chômage, les délocalisations, la précarité, la vie chère, le logement et la sauvegarde de notre protection sociale sont au coeur des préoccupations des Français. J'ai pris ces problèmes à bras-le-corps en inscrivant dans le pacte présidentiel des propositions qui, seules, peuvent les régler : droit au premier emploi des jeunes et lutte contre le chômage des seniors, contrat première chance, augmentation du Smic et des bas salaires, révision de l'indice des prix, construction de logements sociaux avec substitution de l'Etat aux communes qui les refusent, prise en compte de la pénibilité des métiers dans le calcul des durées de cotisation de retraite... Bien sûr, les candidats sortants n'ont pas intérêt à ce que la campagne se déroule sur ce terrain, car ils devraient rendre des comptes sur leur action.
Vous avez dit que votre façon de mener campagne serait une illustration de votre façon de présider, or on vous reproche une certaine improvisation...
Le pacte présidentiel est le fruit d'une longue maturation: ce projet est tout le contraire de l'improvisation. Je suis la seule à avoir conduit une campagne participative, avec 6000 réunions. Ce projet a d'ailleurs été salué par une nouvelle génération d'économistes, par de nombreux chercheurs chevronnés, des appels venant de tous les milieux intellectuels. Et je compte bien présider demain en conservant ce lien précieux avec les citoyens, et ne pas recommencer les erreurs de ces dirigeants sûrs d'eux, qui ont conduit à tant de conflits et de gaspillages.
Si vous êtes au second tour, vers qui vous tournerez-vous et sur quelles bases pour d'éventuelles alliances ?
L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques. C'est un lien qui se tisse entre une personne et le peuple français. Ce qui me touche, c'est la grande exigence des électeurs, qui s'intéressent au débat, comparent les projets et ne veulent pas se laisser dicter leur choix. Ils ont raison de réfléchir. Au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire de ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise. Et c'est avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans la France présidente que se relèvera le pays.
"François Bayrou est une personnalité respectable"
Que répondez-vous à ceux qui disent que, pour faire perdre Sarkozy, mieux vaut voter Bayrou au premier tour ?
Souhaiter la défaite de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas souhaiter la défaite d'un homme. C'est vouloir mettre un terme à la politique suivie depuis cinq ans et empêcher une droite encore plus dure de continuer les dégâts. Comment pourrait-on y parvenir en votant pour le président d'une formation politique, l'UDF, qui fait partie de la majorité, est présente au gouvernement et vote dans toutes les collectivités territoriales avec l'UMP, sans exception? François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme ni équipe. Des millions de Français se sentiraient floués si le second tour les privait d'un véritable choix. Ma vision pour la France, c'est de réconcilier la solidarité, la responsabilité individuelle et l'efficacité économique, en remplaçant la loi du plus fort par la loi du plus juste. Je suis prête.
N'auriez-vous pas intérêt à annoncer que vous nommerez Dominique Strauss-Kahn si vous étiez élue ?
Le Parti socialiste ne manque pas de personnalités de talent et je vous dirai le moment venu qui je choisirai. Le gouvernement sera représentatif de la diversité de la majorité présidentielle qui se rassemblera autour de moi entre les deux tours.
Quelle serait votre équipe gouvernementale idéale ?
Je veux réduire le train de vie de l'Etat et tirer les conséquences au niveau national du renforcement des compétences au niveau local: mon gouvernement sera donc resserré. J'ai dit qu'un euro dépensé serait un euro utile. Réformer l'Etat, c'est avant tout répartir plus clairement les niveaux de compétences pour éviter les gaspillages. Quant au choix des ministres, c'est le critère de la compétence et de l'efficacité qui sera déterminant. Aucun ne sera logé aux frais de la République.
Si, d'aventure, vous deviez perdre la présidentielle, comment voyez-vous l'après-élection ?
Je crois que je vais la gagner. Le temps des femmes est venu pour remettre debout la maison France sur ses bonnes bases - famille, éducation, emploi, écologie - et pour construire l'ordre juste à la place des désordres injustes. Ce que je ressens profondément, c'est que les Français ne regretteront pas leur audace. Nous serons surpris de l'événement planétaire que constituera, au-delà de ma personne, l'élection d'une femme politique d'expérience à la présidence de la République française et de l'élan qui en résultera.
17:43 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, JDD, Rocard, Kouchner, Bayrou, Désirs
samedi, 14 avril 2007
Royal promet que le 23 mai sera "inscrit dans le calendrier républicain"
AFP 14.04.07 | 22h44
Ségolène Royal s'est engagée samedi à ce que, si elle est élue, la date du 23 mai soit "inscrite dans le calendrier républicain" pour célébrer la journée du souvenir de l'esclavage, s'ajoutant à la date du 10 mai choisie par le président Jacques Chirac. Cette annonce, accueillie par des manifestations de joie, a été faite au terme d'une "rencontre avec les Outremers" à laquelle ont participé pendant près de quatre heures un millier de personnes, membres d'associations, élus, dans le gymnase Jean Jaurès à Paris (XIXe). C'est dans ce gymnase que Mme Royal avait tenu au début de la campagne interne son premier meeting parisien. Jacques Chirac avait tranché en janvier 2006 en faveur de la date du 10 mai pour commémorer le souvenir de l'esclavage, mais nombre d'ultramarins préféraient la date du 23 mai, qui commémore selon eux "les victimes de l'esclavage et non des abolitionnistes". Le 23 mai rappelle en effet le 23 mai 1848, premier jour de liberté des esclaves en Martinique, le 23 mai 1998, jour d'une grande manifestation de descendants d'esclaves, et le 23 mai 2001, jour de parution au Journal officiel de la loi "reconnaissant la traite et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité", adoptée le 10 mai précédent. Clôturant la rencontre, Mme Royal a repris des éléments du programme du PS pour l'outremer, évoquant notamment la mise en place d'une "cité des outremers" et une meilleure intégration de l'histoire de l'outremer dans l'enseignement. Des lettres de soutien de Marie Claude Tjibaou, la veuve du leader kanak assassiné en 1989 et du poète martiniquais Aimé Césaire ont été lues à la tribune. "Vous faites mentir une illusion, que l'outremer serait avec l'autre", a lancé à l'assistance Victorin Lurel, président du conseil régional de Guadeloupe et député, avant l'arrivée de la candidate. Et reprenant une phrase dite par Ségolène Royal dans les Antilles, fin janvier, il a lancé, "Nou ké cassé sa, oui il nous faut cassé sa, cette politique de la droite !". L'utilisation de cette phrase par Ségolène Royal avait provoqué une polémique que le même Victorin Lurel avait qualifiée d'"exploitation éhontée d'une traduction inexacte", cette expression signifiant selon lui, "nous allons changer ça".
23:24 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, royal, Esclavage, république, républicain, 2007
mercredi, 11 avril 2007
Ségolène Royal signe la pétition contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy
Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle "dangereux" et "brutal".
"On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l'égalité d'accès a la santé.
Ségolène Royal souhaite lutter "contre les tentations de privatisation" qui "feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale".
Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.
1. Qu’est-ce qu’une franchise ?
La franchise est un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’Assurance maladie ne remboursera rien.
Si la franchise est de 50€ (celle que Nicolas Sarkozy a évoqué est de 100€) : les 3 premières visites médicales (remboursement Sécurité sociale de 14,5€) de l’année ne seront pas remboursées et la 4ème seulement de moitié.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy prétend vouloir prendre des mesures pour que cette franchise ne puisse pas être prise en charge par les assurances complémentaires. Or, de telles dispositions seraient totalement anti-constitutionnelles.
2. La franchise selon Nicolas Sarkozy
C’est l’échec de la réforme Douste-Blazy/Bertrand qui conduit Nicolas Sarkozy à opérer une véritable rupture avec notre modèle de protection sociale.
Dans la présentation de son programme, le candidat de l’UMP confirme, après bien des atermoiements et la gêne manifeste de ses porte-parole, sa volonté d’instaurer une franchise sur les remboursements de la Sécurité sociale. Il en propose désormais non plus une mais quatre pour chaque poste de dépense : médicaments, examens biologiques, consultations et hospitalisation.
Par ce biais, Nicolas Sarkozy prétend « responsabiliser » les assurés, c’est-à-dire les inciter à différer leur recours aux soins.
Plus fondamentalement, Nicolas Sarkozy veut ainsi équilibrer les comptes de la Sécurité sociale ; le seuil de la franchise évoluerait donc en fonction des déficits de façon à réduire celui-ci à zéro.
Aujourd’hui, le déficit prévisionnel de l’Assurance maladie, pour 2008, est d’environ 4 milliards € : c’est cette somme que devrait combler ce dispositif.
3. La franchise : une mesure régressive, dangereuse et inefficace
* Régression sociale :
* Une franchise d’un montant identique pèsera plus sur ceux qui ont les revenus les plus bas.
* C’est la fin d’un système d’Assurance maladie solidaire (chacun cotise selon son revenu et est protégé, équitablement, qu’il soit en bonne santé ou malade).
* Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique :
* La franchise a pour objet de dissuader les petits et moyens consommateurs de soins de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et pour les actes de prévention.
* Elle est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique : un recours précoce aux soins primaires est nécessaire. Il permet d’éviter l’aggravation des troubles et donc une détérioration de l’état de santé qui engendre des coûts supplémentaires pour la sécurité sociale.
* Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :
* Ce sont les personnes les plus modestes qui seront les premières victimes de cette dissuasion.
* Leur situation sera aggravée de fait par la remise en cause du « tiers payant ». Les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais » : un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.
* Inefficacité économique :
* Cette franchise n’est pas une mesure de régulation efficace tant les dépenses de l’Assurance maladie sont concentrées sur les cas les plus graves (60% des dépenses sur 12% des malades).
* Elle ne freine pas le nomadisme médical car les consommateurs répétitifs ne seront pas sanctionnés. Au contraire même, cette mesure favorisera le consumérisme médical.
-> La vraie raison de la franchise : la privatisation
Mais surtout, cette franchise change la nature de notre de système de santé car le retour aux soins primaires est freiné et la Sécurité sociale se concentre sur un nombre restreint d’assurés, essentiellement le « gros risque ».
Nicolas Sarkozy libère ainsi un espace considérable à l’assurance privée que seuls les plus aisés pourront payer. Cette privatisation de l’accès aux soins risque d’autant plus de s’amplifier que Nicolas Sarkozy compte faire de la franchise une variable « modulable » qui augmentera au gré de l’accroissement des dépenses de santé (qui augmentent plus vite que les moyens de l’Assurance maladie)
08:35 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Débats, Débats-Forum, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal, Santé, sécurité, sociale, médicaments, maladie
vendredi, 30 mars 2007
100 propositions de Ségolène Royal: le logement
08:30 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pacte, logement, ségolène, segolene, royal, 2007, présidentielle
100 propositions : le pouvoir d'achat
07:30 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Podcasts - vidéos, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir, achat, segolene, royal, ségolène, 2007, presidentielle
jeudi, 29 mars 2007
100 propositions, Réussite educative et culturelle
Ségolène Royal : 100 propositions. La réussite éducative et culturelle.11:08 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Podcasts - vidéos, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Segolene, Royal, désirs, avenir, 69, rhône
mercredi, 21 mars 2007
Ségolène Royal et l'éducation: propositions et débats
12:40 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Choix de la candidate, Podcasts - vidéos, Propositions de Ségolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, segolene, royal, Education, 2007, PS, candidate

