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vendredi, 05 octobre 2007
EADS: Ségolène Royal s'étonne du silence de Nicolas Sarkozy
"Je m'étonne que Nicolas Sarkozy, qui est d'habitude très rapide pour intervenir sur les faits divers, ne se soit pas encore manifesté sur cette question qui choque profondément les Français", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes au cours d'une visite à La Rochelle, avant de se rendre à Rochefort (Charente-Maritime) où elle a précisé qu'elle visiterait le site d'EADS-Sogerma.
Le président Nicolas Sarkozy, alors ministre, n'a pas eu connaissance des difficultés de l'Airbus A380, a déclaré vendredi le porte-parole de l'Elysée.
"Il faut que la transparence soit faite et je crois qu'au-delà des décisions de justice, il faut qu'il y ait par rapport à ce comportement totalement immoral du capitalisme financier un engagement très rapide de rembourser et que les sommes soient versées à une caisse de solidarité des ouvriers et des ouvrières d'EADS", a-t-elle ajouté.
Affirmant qu'elle partageait la "saine colère des ouvriers", elle a souhaité que "le président de la République, qui est très proche des dirigeants d'EADS", soit "à la source de l'information".
Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF, le gendarme de la Bourse), 21 responsables d'EADS ont vendu fin 2005-début 2006 de gros paquets d'actions peu avant l'annonce de retards de livraison de l'avion géant A380, qui ont plongé Airbus dans une crise profonde et fait chuter les cours.
De nombreux dirigeants du groupe européen EADS, dont Arnaud Lagardère, ami personnel de Nicolas Sarkozy, sont cités dans cette affaire de délit d'initiés.
17:25 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Actualités du comité, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Segolene Royal
Commentaires
Personne n’ose imaginer les murs de l’Elysée, de Matignon, de Bercy et autres couloirs, vibrant de conversations qui ne seraient pas principalement préoccupées par la gestion du bien commun, l’optimisation de l’intérêt général et la désapprobation de saisir d’improbes opportunités d’enrichissement par des transferts de fonds publics vers des comptes privés.
Pourtant ! Le scandale d’EADS ne connaît d’écho que de la part de ceux qui soutiennent que voler le contribuable est une malhonnêteté.
Ecrit par : alexis goy | samedi, 20 octobre 2007

