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jeudi, 12 juillet 2007

Le départ de Dominique Strauss-Kahn bouleverse le jeu au sein du PS

5448944a9a0ffb8b0527852303980062.jpg7be0b73d0ecedd52760c5945fd423d87.gifConfronté à l'ouverture de Nicolas Sarkozy, le PS a opéré un tri sélectif. Il y a désormais une jurisprudence "DSK" et une autre, différente, pour Jack Lang. A une large majorité, les socialistes réunis en bureau national, mardi 10 juillet, ont approuvé l'idée que Dominique Strauss-Kahn puisse diriger le Fonds monétaire international (FMI), avec le soutien du président de la République.


"C'est un choix qui dépasse la France", notait à l'issue de la réunion Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande. Seules trois voix discordantes, Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray, se sont fait entendre dans des registres différents. "Notre place n'est pas au FMI", a ainsi protesté M. Dray. "Sarkozy, a-t-il ajouté évoquant l'attrait du pouvoir, table sur nos faiblesses et nos moeurs."

Pour le porte-parole du PS, subrepticement remplacé à ce poste depuis la fin de la présidentielle par François Hollande qui a promu le député européen Benoît Hamon, "il ne peut pas y avoir une vérité pour les uns et une vérité pour les autres". Car dans la foulée, à l'unanimité cette fois, les socialistes ont décidé que toute "personnalité" du PS qui accepterait de faire partie d'une commission mise en place par le gouvernement le ferait "à titre personnel" et serait suspendue des instances de direction du parti et du groupe à l'Assemblée, le temps de leur mission. Jack Lang, pressenti pour faire partie d'une commission sur la réforme des institutions, est directement visé. Absent du bureau national, l'ancien ministre n'a trouvé aucun avocat pour plaider sa cause. Pour le PS son "cas" est symbolique puisqu'il serait le premier, parmi les élus, à céder à l'attrait de l'ouverture - ce que n'étaient pas les six personnalités de gauche entrées au gouvernement... Toutefois, pour échapper aux accusations de sectarisme, les socialistes ont érigé des "règles républicaines" : c'est au parti qu'il reviendra de désigner des responsables lorsque le chef de l'Etat et le gouvernement souhaiteront consulter pour réformer.

Chargé par M. Sarkozy de rédiger un rapport sur la mondialisation, Hubert Védrine n'est pas concerné, n'étant pas élu lui-même ou membre de la direction du PS. Mais l'ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin conteste ces règles. "J'ai accepté le rapport avec plaisir et je trouve ça normal, dit-il au Monde. Cela serait extravagant que je sois consulté par des personnes comme Kofi Annan (ex-secrétaire général des Nations unies) et pas par le président français." D'ailleurs, fait-il remarquer, "j'avais accepté au mois de février une mission pour Jacques Chirac sur un sommet de l'environnement et la gauche n'avait alors trouvé rien à redire". Pour M. Védrine, c'est en tout cas "bien la moindre des choses que Nicolas Sarkozy soutienne Dominique Strauss-Kahn" pour le FMI.

Quoique prévenus sur le tard par leur propre mentor, les partisans de "DSK" se sont eux aussi employés à faire la part des choses. Selon eux, sa candidature pour le FMI aurait pris forme alors que l'ancien ministre de l'économie nouait des contacts internationaux pour créer une fondation sur la mondialisation. Au "hasard" de ses contacts, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lui aurait ainsi soufflé l'idée du fauteuil tout juste laissé vacant à la direction du FMI. "Dominique est désigné par les gouvernements d'Europe", souligne Jean-Christophe Cambadélis. "C'est un phénomène important pour une famille politique d'avoir l'un des siens à ce poste, soutient de son côté Pierre Moscovici. C'est une autre façon de faire de la politique qui a son audience."

Une autre façon ? L'éloignement de Dominique Strauss-Kahn pose inévitablement la question de son avenir de présidentiable et celle de la survie de son courant au sein du PS. Pour ses partisans, il n'est pas question de fermer boutique. Un "collectif", piloté par Jean-Christophe Cambadélis, devrait se mettre en place et un porte-parole, Jean-Jacques Urvoas, élu le 17 juin député du Finistère, serait même désigné. Les strauss-kahniens préparent un "Manifeste" pour la rénovation du PS qu'ils rendront public, selon M. Cambadélis, en septembre. "De toute façon, Dominique avait tiré les conclusions qu'il fallait qu'il s'y prenne d'une façon différente et qu'il sorte de ce cloaque", réagit le député de Paris, Jean-Marie Le Guen.

De retour mercredi 11 juillet du Maroc où il séjournait depuis quelques jours, "DSK" a prévu de consacrer sa journée à ses partisans. A 13 heures, il devait s'adresser aux députés qui lui sont proches puis, deux heures plus tard, à tout son courant réuni à l'Assemblée nationale pour les encourager à "continuer". La veille au soir, à l'issue du bureau national, François Hollande a longuement retenu Jean-Christophe Cambadélis. "Pour faire un tour d'horizon."

Par Isabelle Mandraud

Source: Le Monde, édition du 12.7.07

06:38 Ecrit par Desirs d'avenir 69 dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : DSK, Strauss, Kahn, PS, Ségolène, segolene, Royal

Commentaires

COURRIER ENVOYE A NICOLAS SARKOZY SUR LA QUESTION DE L'AUGMENTATION DE L'AAH ( VOUS POUVEZ L'IMPRIMER, LA SIGNER ET L'ENVOYER) : Il serait bon que Nicolas Sarkozy croûle sous le poids des lettres envoyées par les personnes en situation de handicap. : c'est un défi à relever et nous verrons bien ce qu'il nous répondra...


« Agir selon sa conscience, dire la vérité, essayer de se comporter en citoyen, même lorsque les conditions d'exercice de la citoyenneté sont dégradées ne mènent peut-être à rien, et pourtant, il suffit d'une fois.
Mais, ce qui donne à coup sûr jamais de résultat, c'est de se demander, avant d'agir, si cela servira ou non à quelque chose » ! (Vaclav Havel)

« Il sied d'oser désapprendre en revisitant nos habitudes, nos modes de pensées, nos préjugés... »
(Alexandre Jollien, philosophe contemporain)




handicapdesirsdavenir@orange.fr A Monsieur Nicolas Sarkozy
.......................................... Président de la République
.......................................... Palais de l'Elysée
.......................................... 75000 PARIS
..........................................
Monsieur,

Lors de votre campagne électorale, nous avons bien suivi, celle-ci, et nous avons retenu que vous aviez promis à toutes les personnes en situation de handicap, une augmentation immédiate de l'AAH de 25 % et, beaucoup de personnes handicapées séduites, vous ont crues et ont voté pour vous. C'est une belle promesse.

Cependant, ces dernières semaines, Monsieur Fillon a dit, tout simplement, qu'il s'agissait d'une erreur et que ce n'était plus 25 % tout de suite, mais 5% l'an et puis au 1er juillet avec des bruits persistant d'une TVA sociale à 5,8 %, ce qui réduit à néant une éventuelle augmentation, en définitive, ce n'était plus cela du tout, car 0 euros serait versé sur l'AAH (AAH qui ne devrait pas être assujettie au salaire du conjoint ).

J'ose intervenir, ici, au nom de toutes ces personnes qui vivent dignement, sans jamais se plaindre, mais comme des exclus de la République.

En effet, les plus élémentaires, Droits de l'Homme leur sont refusés lorsque le droit à l'entrée scolaire est bafoué, le droit à la formation leur est exclu, le droit au travail leur est interdit, le droit de vivre dans la dignité leur est proscrit, le droit à un logement spécialement équipé leur reste refusé, et l'accessibilité de partout, cars, bus, trains, avions, magasins, emplacements de parking et entrée des toilettes restent, trop souvent, un rêve vain, en ce 21ème siècle.

Les personnes handicapées veulent obtenir un statut où ils seront définitivement reconnu par un droit à la différence avec le versement d'un smic et aussi aux parents d'enfants lourdement handicapé car un parent doit quitté son travail pour s'occuper de lui, ensuite à 18 ans ils doit avoir des ressources suffisantes pour faire face.

Pour l'heure, il devient urgent de se pencher sur leur situation économique qui font d'eux des personnes en dessous du seuil de pauvreté, alors qu'avec la maladie et le handicap, ils ne parviennent pas à vivre dignement.

Les personnes en situation de handicap ne veulent pas être des assistés, ils ne veulent pas de la charité d'une société qui ne veut ni les voir, ni les entendre.

Beaucoup de ces personnes peuvent travailler, mais la discrimination, l'exclusion demeurent, lamentablement d'une triste évidence, dans le pays. Combien de travailleurs handicapés sont au chômage, lorsqu'ils réclament à corps et à cris de travailler comme les autres ? Pourtant, c'est possible. Quelques chefs d'entreprises avant-gardistes et pleins de sagesse ont ouvert leurs portes à ces personnes singulières et elles s'en trouvent fort bien.

Combien de personnes handicapées à la retraite touche des retraites de moins de 750 € ...et rien d'autre ? La retraite de ces personnes doit absolument être reconsidérée de manière équitable.

Quant aux personnes invalides à plus de 80 %, ce sont des personnes reconnues inaptes au travail car trop gravement touchées par la maladie et le handicap. Doivent-elles pour autant mourir de désespoir, murées chez elles par manque de tout, et même, quelquefois sans pouvoir se déplacer dans leur logement, avec leur fauteuil roulant ?

Non, la situation que l'on fait vivre aux personnes en situation de handicap est inacceptable, indigne et indécent dans un pays comme le nôtre, alors que certains pays d'Europe du Nord montrent l'exemple en ce domaine.

Monsieur Nicolas Sarkozy, dites moi, sérieusement, que faites-vous vous avec 622 € et parfois moins, 399 € ? Sérieusement, vous devez vous offrir à ce prix là, une paire de chaussures et une cravate.

Non, vraiment, les personnes en situation de handicap ne peuvent pas accepter que vous vous détourniez d'eux de cette manière, en les ignorant de tout votre cœur.

Nous attendons de votre part une réponse sincère et correcte, vis-à-vis de vos électeurs, afin de ne pas les décevoir et de ne pas vous montrer à la charrette de l'Europe dans ce domaine. La France à les moyens de satisfaire ces catégories et elle ne peut pas se permettre de les laisser sur le ' bord du chemin'.

C'est un impératif et un devoir immédiat pour un Président tel que vous voulez nous le démontrez, actif, généreux, sincère que nous avons retenu par cette phrase : « Ce que je vous promets, aujourd'hui, je le ferai quand je serai Président ! »

Dans l'attente de votre réponse, Monsieur le Président, nous vous prions d'agréer l'expression de notre haute considération et toutes nos salutations distinguées.

Fait, ce jour, le 13 juillet 2007,

Ecrit par : handicapdesirsdavenir | vendredi, 13 juillet 2007